LOoooo!!!!
Eh bien, plus les chapitres défilent dans me tête plus je me rends comte que nous arrivons bientôt à la fin de cette histoire. Ca me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà mais j'avoue
que je les aime tellement mes perso que j'ai du mal à les quitter. ^^" D'où peut-être le ralentissement perceptible de la publication des chapitres de cette histoire...
Bref, je me suis raisonné en essayant de me convaincre que toutes les bonnes choses ont une fin et surtout me suis décidée à vous poster les derniers chapitres de cette fic!
Bonne lecture...
Jeremy
Lorsque je me réveille, je me rends compte que la place à côté de moi est déjà vide alors qu’il est à peine 7h. Après un léger bâillement et quelques étirements, je me lève à mon tour et me
dirige vers la cuisine où je découvre un Tristan lisant le journal autour d’un café et d’un croissant. Je me sens tout de suite désagréablement rougir lorsque qu’il me jette un coup
d’œil après le fiasco de la nuit dernière. Mal à l’aise, je fuis son regard en me dirigeant derrière
son dos pour prendre à mon tour du café, lorsqu’il brise le silence :
- Tu sors aujourd’hui ?
- Oui, c’est cet après-midi qu’on commence à déménager les tableaux à la galerie d’art pour l’expo.
- Ah oui l’expo… Tu seras là donc ce midi ? J’ai un ami qui doit déposer un papier important à la maison mais je serais en rendez-vous, je ne pourrais pas être ici. Tu le récupéreras pour moi.
Après ce bref échange, il quitte la table et va se préparer, me laissant comme d’habitude le soin de tout nettoyer. Dix minutes plus tard, alors que je suis encore en pleine vaisselle, il ressort tout frais, habillé d’un jean qui met en valeur ses fesses musclées et d’un col roulé blanc. Il est magnifique mais à voir sa façon de se comporter il ne le sait que trop bien. Il me salue d’un bref « à ce soir » et quitte l’appartement. Laissé à moi-même et l’ennui aidant, je me retrouve à faire le grand ménage, de la poussière à l’aspirateur en passant par la serpillère, à tel point que tout est nickel chrome sauf moi lorsque « le messager » arrive. Après m’être rapidement essuyé le front je vais ouvrir la porte et choqué, je manque de la refermer aussi sec quand je découvre qui se tient devant moi. Mick- Ael, LE Mick-Ael est là, devant mes yeux, abordant un sourire poli et un regard interrogateur.
- Salut, Triss’ n’habite plus ici ?
- Heu…si…heu…Triss’…heu…c’est moi qui doit récupérer le colis… ? Je….je suis un grand fan,
- Oh ?! T’en fais pas, je fais cet effet là à pas mal de gens ! me répond t-il en plaisantant à moitié de ma tirade maladroite.
Tu dois être le fameux Jeremy ? Je t’ai vu à la télé !
- Oui…si je sortais d’un commissariat, il y a des chances que ce soit moi, répondis-je à mon tour en m’essayant aussi à l’humour.
Heu…tu veux rentrer ? continuai-je en me rendant compte que je l’avais laissé sur le paillasson.
- Non c’est bon t’inquiètes, par contre toi ça te tente de sortir ?
- Moi ?!
- Je ne vois personne d’autre ici ! C’est juste que j’ai l’impression qu’on se retrouve tous les deux seuls ce midi et j’aime pas trop manger en solitaire…
- O-ok ! Heu….je me prépare et je reviens ?
Maudissant ma timidité maladive, je le fais entrer dans le salon et me dépêche de m’habiller. Pour avoir feuilleté quelques magazines people dans lesquels il occupe souvent une bonne place, je sais que mon invité aime sortir en bonne compagnie : mannequins, top model, chanteurs charismatiques ou tout simplement bombes sexuelles…pas des personnes contre qui je peux rivaliser. Je cherche néanmoins sans conviction des habits pour faire le moins possible tâche lorsque j’avise une salopette noire made in Matt. Plutôt qu’une salopette, il s’agit en réalité d’un jean assez large surmonté de deux bretelles amovibles cousues sur un marcel rose pale. C’est bizarre et à mon sens très stéréotypé « gay ».
Cinq minutes plus tard j’en suis encore à me dévisager sous toutes les coutures dans le grand miroir à pied de la chambre lorsque mon invité, qui en avait visiblement marre d’attendre, s’invite dans la pièce. Et m’accueille avec un sifflement admiratif et un regard appréciateur.
- Ya pas à dire, Triss’ a toujours aussi bon goût !
- Merci…
- Bon on y va ? J’ai réservé au Monaco pour 13h !
- 13h ?! Mais il est 12h50 !
- Heinhein, si on se dépêche on n’aura qu’un quart d’heure de retard ! lance t-il avec un adorable sourire de gamin.
Souriant à mon tour, je décide d’arrêter de me prendre la tête et me laisse entrainer de bonne grâce dans une décapotable noire qui a l’air de sortir tout droit d’un film de science fiction. Et malheureusement, je constate rapidement qu’il n’ya pas que la voiture qui a l’air de sortir d’un mauvais film d’action mais également son conducteur qui ne se gêne pas pour griller toutes les priorités. Le seul point positif à cette façon de rouler en fou est que nous n’avons finalement en effet qu’un quart d’heure de retard, ce qui semble habituel ici. Le directeur du restaurant vient nous accueillir en personne et nous place à la meilleure table du restaurant. Visiblement Mick-Ael est un habitué des lieux en plus d’être un client apprécié et je ne tarde pas à savoir pourquoi : il ne regarde jamais à la dépense. Les meilleures entrées, les meilleurs apéros, les meilleurs plats, les meilleurs desserts, les meilleurs vins… Tout y passe, à tel point que je finis par m’inquiéter de savoir comment je vais payer ma part. A cette allure là, toutes mes maigres économies vont y passer ! Rien qu’après l’apéro, j’en ai déjà pour vingt euros, ok, un apéro au champagne, mais quand même ! Cependant, en faisant abstraction de ce petit stress, tout se passe à merveille.
Mick-Ael est la personnalité en vogue du moment et durant tout notre intermède, il fait honneur à sa réputation. Il a tout pour lui, le talent, l’argent et le succès aussi bien sur le plan professionnel que privé. Pour ne rien gâcher il dégage une beauté tranquille et féline qui fait un ravage aussi bien chez les femmes que chez les hommes qu’il avait avoué préférer quelques mois auparavant : blond, les cheveux ondulés cascadant gracieusement sur ses épaules, les yeux caramel, une bouche pulpeuse, le tout encadré par un visage fin sans être féminin. Impossible d’être insensible à ce mélange surtout que sa conversation est tout sauf ennuyeuse. Ce qui est normal avec la vie qu’il a. Je bois tellement ses paroles que j’en oublie presque de manger, ce qui est dommage vu le prix des différents mets.
Nous en sommes plus au moins au dessert lorsque mon portable sonne, attirant les regards mécontents des quelques rares clients qui restent.
- Allo ? je chuchote le plus discrètement possible.
- Jeremy ? Où es-tu bordel ! Ca fait une demi-heure que tu aurais du être à la galerie et les ouvriers viennent de m’apprendre que ça fait plus d’une heure qu’ils poireautent devant chez Matt !
- Désolé…je-j’étais…
- Rien à foutre ! Si t’es pas là dans une demi-heure, je te jure que tu peux dire adieu à ton contrat !
Complètement éberlué, je raccroche sous les yeux d’un Mick-Ael curieux.
- Je dois y aller…je suis complètement à la bourre ! Heu…pour le repas…
- Ne t’inquiètes pas, c’est pour moi ! répliqua mon vis-à-vis d’un ton désinvolte. C’était Triss’ pas vrai ? J’ai reconnu son caractère de cochon !
- Oui….il n’est pas très content de mon retard…
- Ecoute, je n’ai rien à faire cet après-midi, si tu veux je peux te servir de chauffeur ?
- Je ne voudrais pas m’imposer…
- Mais non mais non ! C’est un peu de ma faute aussi, c’est moi qui t’ai retenu ! Allez, on file sinon l’autre va nous faire un caca nerveux !
Trop anxieux pour rire de la plaisanterie, je me contente d’un sourire crispé avant de m’engouffrer dans la voiture de luxe et de tenter de joindre Matt qui, à ma grande chance, est en vue de la maison.
- Matt ! je m’écris totalement paniqué, il faut absolument que tu me rendes service !
- Hola mon tout beau, qu’est ce qui t’arrives !
- Tu vois les déménageurs en bas de la rue ?
- Tu veux dire les mecs montés comme des camions ?
- Ouais, eux ! Va leur parler, ce sont les déménageurs de mes tableaux d’exposition.
- Avec grand plaisir mon chou ! Ca tombe bien, j’avais envie d’un casse-croute !
- Maaaaaattttt !!!!!
- Pas de panique mon grand, je m’occupe de tout, fais moi confiance ! On se retrouve à la galerie.
- A tout de suite.
Légèrement rasséréné, je me permets de me détendre un peu bien que la conduite de celui qui tient le volant est toujours aussi effrayante. Cependant je sais en voyant le visage de mon employeur que cette accalmie est de courte durée.
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